L’HARMONIE DES SIRÈNES
LES COMPOSITRICES OUBLIÉES
Notre projet consiste à une petite série de concerts qui présentent des compositrices en forme des concerts- portraits musicaux, incluant plusieurs formations et formes musicales pour montrer la diversité de leurs oeuvres.
Les Sirènes ont stimulé l'imagination des artistes et ont fait couler les océans d'encre des spéculations philosophiques, mais si leur origine n’est pas claire et les es sources divergent au sujet de leur nombre et de leurs noms, elles sont toujours reconnues comme musiciennes, dotées d’un talent exceptionnel, filles des Muses associés au chant divin, ou selon Platon les huit piliers de l'harmonie cosmique chantant la musique de sphères. Le titre de nouveau projet de notre Association évoque donc les figures mythiques des Sirènes que nous avons choisi comme l’emblème d’un projet consistant à la présentation de compositrices oubliés.
Malgré des notables progrès et le fait que des présentations des compositions des femmes connaissent un essor salutaire, elles ne sont toujours pas tellement présentes dans des programmes des concerts. Ce sont de pièces isolées par ci par là et souvent ce sont les mêmes auteures qui reviennent comme Clara Schumann , Fanny Mendelssohn ou Alma Mahler.
Des femmes compositeurs on en parle beaucoup mais ce n'est pas pour autant que dans les actions. Selon Elles Women Composers, qui a analysé 14 892 oeuvres programmées au cours de la saison 2022-2023 dans 214 structures (théâtres, orchestres, maisons d'opéra et festivals) en France, seulement 6,4 % étaient composées par des femmes. Il manque donc toujours des programmes présentant les portraits plus complexes des compositrices qui restent encore largement méconnues du grand public.
Notre objectif est de faire découvrir de la musique écrite par les femmes, pour ajouter à l’histoire de la musique un bout qui lui manque.
BIOGRAPHIES DES COMPOSITRICES
ISABELLA LEONARDA (1620-1704)

Née à Novare dans une famille noble, Isabella Leonarda entre à 16 ans au couvent des Ursulines, où elle reçoit une formation musicale d'Elisabetta Casata. Probablement élève du maître de chapelle Gasparo Casati, elle compose un impressionnant corpus de 20 opus, principalement des motets pour soliste, ainsi que des messes et des psaumes. Pionnière dans l'utilisation des violons pour accompagner les voix, elle est l'une des premières femmes à publier des sonates pour instruments. Ses oeuvres se caractérisent par un vocabulaire harmonique riche et varié, et ses sonates pour violon seul sont particulièrement remarquables par leur structure formelle. Elle a également exercé la fonction de mère supérieure du couvent à partir de 1686, alliant ainsi une vie religieuse et une carrière musicale florissante.
ÉLISABETH JACQUET DE LA GUERRE (1655-1729)

Née dans une famille de musiciens, Élisabeth est reconnue très jeune pour ses talents exceptionnels. À 5 ans, elle chante devant Louis XIV, ce qui lui ouvre les portes de la cour. Claveciniste et compositrice prodigieuse, elle se retire de la cour après son mariage avec l'organiste Marin de La Guerre pour s'installer à Paris, où elle anime un salon musical et compose dans de nombreux genres : cantates, sonates pour violon, pièces pour clavecin, et musique religieuse et profane. En 1694, elle compose l'opéra Céphale et Procris, la première tragédie lyrique écrite par une femme en France, qui connaît peu de succès. Après des tragédies familiales (perte de son mari, fils et parents), elle traverse une période de silence créatif. Malgré cela, elle reste l’une des figures féminines majeures de l’histoire musicale française.
MADDALENA SIRMEN LOMBARDINI (1745-1818)

Née à Venise dans une famille noble mais pauvre, Maddalena reçoit une éducation musicale à l’Ospedale dei Mendicanti, où elle étudie le violon avec le célèbre Giuseppe Tartini. En 1767, elle épouse le violoniste Ludovico Sirmen, avec qui elle entame une tournée à travers l’Europe. Réputée comme l’une des meilleures violonistes de son époque, elle est aussi une compositrice accomplie. Ses oeuvres pour violon, dont ses concertos et ses sonates, sont accueillies avec enthousiasme dans des villes comme Paris et Londres. Malgré un échec lors de son retour à Londres en tant que cantatrice, elle demeure dans l’histoire comme une musicienne de talent, ayant contribué à populariser le répertoire pour violon.
SOPHIA WESTENHOLZ (1759-1838)

Fille d'un organiste, commence ses études musicales très jeune sous la tutelle du compositeur Johann Wilhelm Hertel. À 18 ans, elle épouse Carl August Friedrich Westenholz, maître de chapelle, et devient elle-même chanteuse et pianiste de la cour. Après la mort de son mari en 1789, elle prend en charge la direction de la musique de cour pendant plus de trente ans. Pianiste virtuose, elle est décrite comme ayant un style proche de la tradition de Bach. Elle est également professeur de piano, et ses compositions pour piano, comme ses sonates, sont appréciées pour leur finesse. Sophia a mené une carrière brillante en tant que soliste et a participé à des tournées à travers l’Allemagne et l’Europe.
MARIA COSWAY (1759-1838)

Née Maria Hadfield à Florence, Maria Cosway est d’abord une artiste, élue à l’Académie florentine à l’âge de 18 ans. Harpiste et peintre de talent, elle épouse en 1781 le miniaturiste Richard Cosway, avec qui elle forme un couple d’artistes célèbre. Cependant, son mari limite ses aspirations artistiques. Lors d’un séjour à Paris en 1786, elle rencontre Thomas Jefferson, qui tombe amoureux d'elle. Après des événements traumatiques, notamment la mort de plusieurs membres de sa famille, elle s'installe en Italie et fonde un collège pour jeunes filles.Malgré une carrière musicale modeste en raison des restrictions imposées par son mari, elle laisse quelques compositions remarquables pour harpe.
HELENE DE MONTGEROULT (1764-1836)

Née De Nervo, dans une famille aristocratique, Hélène de Montgeroult est l'une des premières femmes à intégrer l'enseignement du piano au Conservatoire de Paris. Après avoir survécu à la Terreur et à la mort de son premier mari, elle devient professeure de piano et compose de nombreuses oeuvres pour cet instrument. Son Cours de pianoforte, publié en 1819, est un recueilmonumental comprenant 114 études, certaines devenant des pièces de concert. Elle est également une remarquable improvisatrice et amie proche du violoniste Viotti. Bien qu’elle ait cessé de se produire en public, elle reste une figure influente du monde musical, reconnue pour sa modernité dans le style et son jeu novateur.
ANNE MARIE KRUMPHOLZ (1766-1813)

Fille de Christian Steckler, un fabricant d'instruments à Metz, Anne Marie Krumpholz devient une harpiste de renommée internationale. Formée par son mari, Jean-Baptiste Krumpholz, elle débute aux Concerts spirituels à Paris en 1779 et impressionne rapidement par sa virtuosité. Sa carrière la conduit à Londres, où elle devient une figure incontournable de la scène musicale. Collaborant avec des compositeurs tels que Dussek et Salomon, elle reste célèbre pour son jeu raffiné et sensible. Malgré une vie marquée par des scandales et des séparations, elle est reconnue comme la meilleure harpiste de son époque, influençant le développement de la musique pour harpe.
SOPHIA CORRI-DUSSEK (1775-1831)

Sophia Corri, fille du compositeur Domenico Corri, débute très jeune dans le monde musical. Après avoir épousé le compositeur Jan Ladislav Dussek, elle se produit à la fois en tant que chanteuse et harpiste. Leur maison d’édition musicale rencontre des difficultés financières, provoquant la fuite de Dussek et la séparation du couple. Malgré les revers, Sophia continue sa carrière musicale et devient professeur de chant et de piano, tout en assurant l’éducation de leur fille. Bien que ses compositions soient souvent attribuées à son mari, elle laisse un héritage musical important, notamment à travers ses performances et son enseignement.
EMILIE MAYER (1812-1883)

Emilie Mayer, fille d’un pharmacien, se lance dans la composition après la mort de son père. Élève de Carl Loewe, elle se distingue rapidement par son talent. Ses oeuvres incluent huit symphonies, des concertos et de nombreuses pièces de musique de chambre. Sa musique se caractérise par des changements harmonieux inattendus et des rythmes complexes. Emilie Mayer est l'une des rares compositrices de son temps à avoir connu une reconnaissance internationale, ses oeuvres étant jouées à Berlin, Munich et Vienne. Restée célibataire, elle ouvre sa maison à des personnalités influentes, devenant ainsi une figure importante de la scène musicale berlinoise.
CÉCILE CHAMINADE (1857-1944)

Encouragée par Georges Bizet dès son jeune âge, elle devient une compositrice prolifique avec plus de 400 oeuvres à son actif. Refusant les attentes traditionnelles de la société bourgeoise, elle mène une brillante carrière de concertiste, notamment en France, en Angleterre et aux États-Unis. Ses tournées la conduisent même jusqu’en Turquie et en Grèce. Après la Première Guerre mondiale, elle se retire de la scène publique et se consacre à la composition. Bien que ses oeuvres aient été largement jouées durant sa vie, elle est presque oubliée à sa mort en 1944, malgré l'influence qu'elle a exercée sur le répertoire pour piano et voix.
MÉLANIE (MEL) HÉLÈNE BONIS (1858–1937)

Née à Paris dans une famille modeste, Bonis se forme en autodidacte avant d’intégrer le Conservatoire de Paris en 1877. Interrompant ses études à cause de son mariage arrangé avec Albert Domange, elle met de côté sa carrière musicale pour sa vie de famille, mais y revient dans les années 1890 grâce à une rencontre avec son ancien amour. Compositrice reconnue à son époque, elle devient en 1910 la première femme secrétaire de la Société des Compositeurs de Musique. Ses quelque 200 oeuvres connaissent une redécouverte récente.
GERMAINE TAILLEFERRE (1892-1983)

Initiée au piano par sa mère, Germaine Tailleferre fréquente secrètement le Conservatoire en raison de l'opposition de son père. Elle y remporte un prix de contrepoint en 1914 et se lie d'amitié avec Honegger, Milhaud et Auric, membres du Groupe des Six. Compositrice prolifique avec près de 200 oeuvres, elle se distingue par ses pièces concertantes et lyriques, ainsi que ses contributions pour le théâtre, le cinéma, et la radio. Malgré ses succès, ses mariages malheureux affectèrent sa créativité. Modeste, elle doutait de son talent, affirmant que sa musique l’amusait mais n’était pas "grande".
MARGUERITE ROESGEN-CHAMPION (1894-1976)

Née dans une famille d'artistes à Genève, Marguerite Roesgen-Champion est une compositrice, pianiste et claveciniste suisse dont la carrière couvre la première moitié du XXe siècle. Formée au Conservatoire de Genève, elle étudie le piano et le clavecin, et se distingue rapidement sous la tutelle de Marie Panthès, une célèbre pianiste et pédagogue.Marguerite évolue dans une atmosphère artistique, influencée par sa mère cantatrice et son père flûtiste et compositeur amateur. Après son mariage, elle enseigne pendant dix ans en Suisse, mais c’est à Paris, en 1926, qu’elle s'établit et fait éclore pleinement son talent de compositrice. Roesgen-Champion s’immerge dans la scène musicale parisienne, où elle s’affirme comme compositrice prolifique et interprète de renom, combinant avec brio son amour pour la musique baroque et les tendancesmodernistes de son époque. Son répertoire varié comprend des oeuvres pour orchestre, clavecin, piano et musique de chambre, ainsi que des compositions chorales. L'intérêt qu'elle porte au clavecin, instrument central du renouveau baroque de l’époque, fait d’elle une figure unique dans ce domaine. Outre ses compositions, elle se consacre également à l'enseignement, formant de jeunes musiciens et transmettant son expertise dans un contexte académique. Son rôle de pédagogue renforce encore sa place dans le monde musical, bien que son nom soit aujourd'hui relativement méconnu. Roesgen-Champion laisse un héritage important, notamment dans le domaine de la musique de chambre et du clavecin, où sa production est redécouverte par des interprètes contemporains. Sa carrière, marquée par un engagement artistique constant, fait d’elle une figure singulière dans l’histoire musicale suisse et française.
FERNANDE PEYROT (1888 -1978)

Fernande Peyrot, née à Genève, est une compositrice, cheffe d'orchestre et pédagogue suisse. Sa formation musicale est solide, débutant au Conservatoire de Genève où elle étudie auprès de figures marquantes telles qu’Ernest Bloch et Émile Jaques-Dalcroze. En 1916, elle obtient un diplôme en rythmique etméthode Jaques-Dalcroze, avant de rejoindre l'institut de ce dernier. Son parcours se poursuit à Paris, où elle approfondit ses connaissances auprès de grands maîtres tels qu’André Gédalge et Paul Dukas, deux figures influentes de la musique française du début du XXe siècle. Dans les années 1920, elle s’installe de nouveau en Suisse où elle se concentre sur la composition, tout en enseignant l’harmonie au Conservatoire de Genève. Fernande Peyrot devient une compositrice prolifique, explorant de nombreux genres : elle produit de la musique de chambre, des oeuvres orchestrales, et excelle dans la composition de musique vocale, tant a cappella qu’accompagnée. Trois oeuvres scéniques viennent enrichir sa carrière, et plusieurs de ses pièces sont enregistrées. Peyrot remporte une reconnaissance internationale, notamment lors du concours de composition de Bâle en 1950, où ses deux trios pour voix féminine et harpe sont primés. Commandée pour l'inauguration de la SAFFA à Zurich en 1958, elle compose Intrada, une oeuvre orchestrale jouée par un orchestre exclusivement féminin. Cette composition marque une étape importante dans sa carrière et témoigne de son engagement envers la cause des femmes dans la musique. En 1961, elle est une nouvelle fois distinguée lors du concours de Mannheim, cette fois pour un trio pour flûte, violon et violoncelle. Restée célibataire toute sa vie, Fernande Peyrot se consacre entièrement à son art. Sa musique, marquée par une sensibilité harmonique et rythmique, continue de témoigner de son talent et de son innovation. Si son oeuvre reste encore à redécouvrir, elle est l'une des figures majeures de la musique suisse, et son influence se fait encore sentir dans le répertoire contemporain.
BIOGRAPHIE DES INTERPRÈTES

ALEKSANDRA BOBROWSKA
est une pianiste diplômée du Royal Northern College of Music de Manchester et de la Haute école de musique de Genève. Elle s'est produite en Europe, en Asie et aux États-Unis, avec plus d’une centaine de concerts annuels avant la pandémie. Passionnée par le répertoire des compositrices, elle a cofondé le Aldice Duo avec la chanteuse Candice Ielo et présenté des récitals dédiés aux femmes compositrices. En 2018, elle a participé au premier concours Chopin sur instruments historiques à Varsovie.
MARIA CHRISTINA CLEARY
est une harpiste reconnue internationalement pour son toucher sensible. Spécialiste de la harpe médiévale, elle développe des techniques innovantes pour harpes à simple mécanisme, révolutionnant l’interprétation des oeuvres médiévales et Renaissance. Formée à Dublin, Londres, La Haye et Bruxelles, elle a remporté de nombreux prix, dont la Utrecht Early Music Competition et la Nippon International Harp Competition. Elle enregistre régulièrement des CDs, tels que So mach’ die Augen zu et Le Grazie del Violino avec son duo Arparla. En 2016, elle rejoint l’équipe d’Urbino Summer Music et enseigne à la Haute école de musique de Genève, où elle donne aussi des masterclasses à la Juilliard School.
DOROTA CYBULSKA – AMSLER
a une carrière internationale, se produisant en France, Suisse, Allemagne, Italie et Pologne. Elle a collaboré avec des ensembles tels que l’Ensemble 415, l’Orchestre de Chambre de Lausanne et participé à des festivals comme celui d’Évian. Spécialisée dans la musique baroque, elle a enregistré des oeuvres de J.S. Bach, J.J. Fux et Nicolò Porpora. Passionnée par l'opéra baroque et les compositrices oubliées, elle a contribué à la reconnaissance de femmes comme Antonia Bembo. Elle réalise également des projets scéniques originaux, tels que Amore traditore, et crée des événements musicaux avec son association, comme le Marathon Scarlatti en 2023.
GUILHEM MAYNIER
débute la guitare au Conservatoire de l'Aveyron avant de poursuivre ses études à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg et à la Haute École de Musique de Lausanne. En plus du répertoire soliste, il se consacre à la musique de chambre, jouant avec des formations telles que le Duo Coloris (clarinette), le Duo Vermeil (guitare), et d'autres ensembles. Il s’intéresse également à la création contemporaine, collaborant avec des compositeurs pour de nouvelles oeuvres. Il a joué avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dans des salles prestigieuses comme la Philharmonie de Paris.
MICHAŁ PIOTROWSKI
a étudié le violon baroque en Pologne et à la Haute École de Musique de Genève. Il a une carrière active en tant que soliste et chef d'orchestre à l'Opéra Royal de Pologne avec l’ensemble baroque Capella Regia Polona. Il participe à de nombreux enregistrements et collaborations avec des ensembles renommés en France et en Pologne, comme Insula Orchestra et Wrocław Baroque Orchestra. Son répertoire s'étend du baroque ancien aux oeuvres romantiques tardives.
MARION ROUGON-BETIS
découvre la flûte traversière à l’âge de 7 ans et se forme à Avignon, Paris, puis à la Haute école de musique de Genève, où elle obtient son Master en 2023. Elle a joué avec des orchestres tels que l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de la Suisse Romande et le Berner Symphonieorchester. Passionnée de musique de chambre, elle intègre la direction artistique des Arts Phocéens à Marseille en 2023 et crée le spectacle Magellan ou le Premier tour du Monde. Marion est également titulaire d’un Master en Management des Organisations Culturelles de l’Université Paris-Dauphine.
ANGELINE SANFOURCHE
est une harpiste diplômée de la Haute école de musique de Genève, où elle a étudié dans la classe de Sandrine Chatron. Fascinée par les harpes historiques, elle poursuit son Master au Département de musique ancienne sous la direction de Maria Christina Cleary. Elle enseigne la harpe à Genève et s'investit dans la création contemporaine, travaillant régulièrement avec de jeunes compositeurs émergents.
JULIE VOISIN-BANASIAK
commence l’alto à 6 ans à Nevers. Passionnée par la musique de chambre, le chant et l’orchestre, elle se forme auprès d'Anne-Marie Cabut et Scott Alan Prouty pour le chant, et du Quatuor Debussy pour la musique de chambre. Elle collabore avec l'Orchestre de la Suisse Romande et l’Ensemble Les Siècles sur instruments d’époque. Diplômée de la Haute école de musique de Genève, elle se produit avec des ensembles tels que Camerata Ataremac et l’Ensemble Microcosme en région lémanique.
JACQUES TCHAMKERTEN
est un spécialiste des Ondes Martenot, qu’il a étudiées avec Jeanne Loriod. Il s’est produit dans de nombreux pays avec orchestre et musique de chambre. Ancien membre du Sextuor Jeanne-Loriod, il a enregistré des oeuvres deMessiaen, Honegger et Ibert. Responsable de la Bibliothèque du Conservatoire de Genève, il a écrit sur des compositeurs tels qu’Arthur Honegger et Ernest Bloch, et a reçu en 2011 le prix de la Fondation Pierre et Louisa Meylan pour l’ensemble de ses travaux.
TRIO ErPiKa
est un ensemble formé en 2019, juste avant la pandémie, composé d’Erardo Vietti au piano, Piotr Kawecki au violon et Katerina Gancheva au violoncelle. Les trois musiciens, diplômés des Hautes écoles de musique en Suisse, enseignent à la Haute école de musique de Genève et au CLEM. Leur répertoire va de Beethoven à Piazzolla, et ils partagent la même passion pour la musique, qu’ils aiment transmettre à leur public.
SARAH WALDER
découvre sa passion pour la viole de gambe durant son adolescence. Elle commence ses études avec Cecilia Knudtsen au Conservatoire Populaire de Genève, puis poursuit sa formation à Bâle et à la Haute École de Musique de Genève, où elle obtient un master en pédagogie sous la direction de Guido Balestracci. Elle se spécialise également dans la pédagogie Jaques-Dalcroze, confirmant son engagement dans l’enseignement de la musique.
